Premier chemin : le théâtre
C’est en 1992 que Fabian découvre la scène, lors d’un stage d’été au Cours Florent où il aura comme professeurs Yves Lemoigne et Maurice Attias.
Il poursuivra sa formation dans la célèbre école parisienne avec Valérie Nègre et Michèle Harfaut, avant de se perfectionner au Studio Jack Garfein, à Montmartre.
On le voit alors notamment dans « Les Femmes Savantes » de Molière, « Le Premier » d’Israël Horovitz, « Pyjamas pour Six » de Camoletti, « La Répétition ou l’Amour Puni » d’Anouilh, « L’Assemblée des Femmes » de Robert Merle, ou encore dans « Au beau milieu de l’hiver », une adaptation par Graziella de Villa du film de Kenneth Brannagh, au Théâtre du Vaudeville.
Il joue aussi dans « Hôtel des Deux Mondes » et « La Nuit de Valogne » d’Eric-Emmanuel Schmitt.
A Bruxelles, il travaille au Théâtre Molière sous la direction de Jean-Marc Favorin, dans « Food Chain », pièce de Nicky Silver, et au Théâtre du Grand Midi. Il y interprète le rôle de Jimmy dans « Addolorata », de Marco Micone.
En 2005, il rejoint la troupe du Théâtre 2000 pour « Musée Haut, Musée Bas » de Jean-Michel Ribes, dans une mise en scène de Bernard Gillard.
En mai et juin 2007, il est Aramis dans « Les Trois Mousquetaires », au Théâtre du Vaudeville, à Charleroi, dans une mise en scène de Georges Volral.
En 2008, il est à l'affiche, au Théâtre du Vaudeville toujours, dans "Un petit jeu sans conséquence." La mise en scène est de Jean-Paul Clerbois. La pièce, couronnée de 5 Molières à Paris, reçoit un très bon acceuil, et du public et de la presse.
En 2009, c'est à l'Espace Marignan, le nouvel écrin de la troupe du Vaudeville, qu'il interprète 3 personnages dans "On choisit pas sa famille", une pièce de Jean-Christophe Barc mise en scène par Graziella De Villa.
L’autre chemin…
Chanter viendra plus tard.
Si le théâtre vous met en danger, souvent à nu, il permet aussi de se camoufler, de se « protéger » derrière un personnage. La chanson se révèle bien plus impudique encore. La mise en abîme est brutale et jouissive à la fois.
Son premier mentor est Richard Cross, qui l’accueille en 1995 au Studio des Variétés, à Paris. Richard Cross, non encore connu du grand public pour ses prestations à la Star Academy, a déjà de très belles références. Il a notamment travaillé avec Eurythmics et Mylène Farmer, et deviendra bientôt un coach vocal très sollicité, pour les comédies musicales « Roméo & Juliette », « Autant en emporte le vent », « Ali Baba », ou auprès de Gérald De Palmas, Vanessa Paradis, Jean-Louis Aubert, etc.
Dès 1998, il a comme professeur, en Belgique, l’excellente Maryse Dupas, qui lui donne des bases classiques. C’est elle qui lui révèlera sa voie.
Il garde pourtant des attaches à Paris en se perfectionnant auprès de Schuyler Hamilton. L’incomparable professeur de chant lyrique, au curriculum impressionnant, a mis son talent au service de la variété : « Starmania », « Notre Dame de Paris », Hélène Ségara, Dany Brillant, …
Viennent les concerts. En 1997 d’abord, au sein du groupe Carpe Diem, qui se produira aux Fêtes de la Musique de Mons, au Festival Rock de Thuin, etc.
Il poursuit seul le voyage en 1999 et chante en première partie de François Feldman, aux Fêtes de Wallonie à Namur. Suivront de nombreux concerts dont un à Paris, au Pari’s Aller-Retour, et aux Francofolies de Spa (Franc’off).
« Où est la lumière », son premier album autoproduit, voit le jour en 2000 sous la houlette de Sylvain Vanholme, ex Wallace Collection et Two Men Sound.
S’il aime écrire ses propres textes, il a, au fil des ans et des rencontres, tissé des liens et accueilli les chansons d’autres artistes. Fabrice Rans, auteur et surtout compositeur, assume presque toutes les compositions de l’album. Serge de Poucques, très inspiré par les femmes, écrit des textes qui portent leurs prénoms : Sarah, Non Lucie, Tara. Laurent Dorsimont et Luc Verbeeren offrent eux aussi de très jolies compositions.
En 2001, Fabian gagne le Prix de la SABAM au Concours International de la Chanson Française Jean Darlier.
Enfin, il a le privilège d’être en première partie d’Annie Cordy lors de sa tournée belge, en 2005. Six dates s’enchaînent : à l’Espace Magnum de Colfontaine, au Forum de Liège, au Palais des Expo de Tournai, au Cirque Royal de Bruxelles, au Palais des Beaux Arts de Charleroi et au WEX, à Marche.
C’est alors qu’il croise d'autres musiciens : Barry Mc Neese à la basse, Philippe Moebers à la batterie, Fabien Bernard aux claviers, Gérard Jouffroy à la guitare, Mimi Belhomme et Belinda Debruyn aux chœurs.
Le deuxième album « Fantastique ! », enregistré chez Music Vision et mixé par Gérard Jouffroy, signe d’ailleurs la poursuite de la collaboration avec cette nouvelle équipe.
Plaisirs partagés
"On ne vend pas la musique, on la partage," a dit Leonard Bernstein.
De partage, il est bien question avec un nouvel album réalisé en juillet 2008 : "Plaisirs partagés."
Plaisirs partagés avec les auteurs et compositeurs qui lui ont prêté leur inspiration et leur talent, dont Stan & Pipou, Ralph Benatar, Bruno Castelluci et Luc Verbeeren.
Plaisirs partagés avec des professeurs de chant et coachs vocaux qui lui ont permis de grandir. Plaisirs partagés avec des musiciens extraordinaires de rigueur et de talent, avec Pietro Lacirignola qui a enregistré, mixé l'album, et signé tous les solos de saxophone.
Et comme sa devise est de vouloir Voler avec les Aigles, il déclare volontiers que si le disque a vu le jour, c'est d'abord parce qu'il a pu partager ces plaisirs avec deux Aigles véritables, deux oiseaux virtuoses et magnifiques auxquels il s'est arrimé avec force : Sylvain Vanholme et Ralph Benatar.
Sylvain est la source. Il a eu la vision, l'idée. Il est l'initiateur. Il a choisi la cap, il est la Cap... itaine.
Quant à Ralph, il a donné aux idées de Sylvain des formes, des sons, des couleurs, des images, parfois presque des odeurs. Avec lui, nous sommes passés du monde intelligible au monde sensible, de l'abstraction pure à l'épure, du désir et de l'envie à la vie, puisque chaque titre est né dans son studio de l'avenue Pénélope, à Forest.
L'album, composé de 13 titres dont 7 reprises, est un mélange de chanson française et de jazz, aux accents de Big Band !
"Sans la musique, la vie serait une erreur," dit Nietzsche. Et Cioran d'ajouter dans une saillie superbe, admirable : "à quoi bon fréquenter Platon quand un saxophone peut aussi bien nous faire entrevoir un autre monde ?"
Aujourd'hui, Fabian vous invite à entrevoir le monde que Sylvain, Ralph et lui ont imaginé.
Et s'il cherche encore et toujours la lumière, il sait que quand on poursuit un chemin, ce n'est pas la destination qui compte, c'est le voyage.
Bon voyage avec lui !
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