Erick
author: Diard
Vlà une rondelle qui fleure bon l’authentique, le rugueux, le brutal…. Le retour aux bases, celles du Texassippi stomp des Juke-joint crasseux qui fleurent bon la sueur et le whisky frelaté. Celles d’illustres maîtres, « des gars, que rien que quand t’entends leurs blazes tu te découvres » (cherchez dans quel film j’ai pompé et vous gagnerez mon estime), comme T Model Ford, RL Burnside, Robert Belfour, Paul « Wine » Jones, sans oublier ceux qu’on connaît pas….. Gaffe quand même c’est du burné, du trivial, car on est plus dans le Hill country que dans le Delta, même si parfois….
Aux manettes Ray Cahsman aux guitares, dobro et percussions, qui de sa voix rugueuse l’envoie pas dire ce qu’il a exprimé, même si on peut lui reprocher de rester souvent dans la même tonalité vocale…. Mais bon, c’est pas de l’opéra ou de la bluette guimauvante, alors…. Son pote Grant A. Brown, histoire de pas laisser Ray tout seul, vient buffer dans l’harmo de ci de là et de fort belle manière et cerise sur le gâteau, le sorcier de Clarksdale, monsieur Jimbo Mathus, se colle quant à lui à la basse, aux guitares et à la caisse claire, sans oublier les manettes et, tant qu’à faire, la production.
C’est une belle séance de transe, de divagation ripatonnante, que procure ce superbe opus, du vrai, du furieux certes mais maîtrisé, du génial !!!!
Tonton Erick
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