now magazine
author: Jason Richards
Live Reviews
Bana's balance
By JASON RICHARDS
JEAN BAPTISTE FOJEBA with ADAM SOLOMoN AND TIKISA , TAMZIR SECK and SHOW DO MAN as part of the BANA Y'AFRICA WINTER FESTIVAL at the Tranzac, February 24. Tickets: $10. Attendance: 150. Rating: NNN
Chris Rock's got a funny bit about how Black History Month isn't just the shortest month, but the coldest, too. Maybe the joke's a bit less funny, though, to any black promoter or organizer trying to throw something celebratory during the month of Afro-bruary, only to have attendance levels lowered by the nose-nippings of that prejudiced old coot Jack Frost.
He's the one I blame for what seemed like a sparse crowd at the church-rec-roomish Tranzac for the Winter Festival Bana Y'Africa (Africa New Music), the Toronto organization established to shed light on locally spun motherland sounds.
Showing up at the announced start time of 9 pm, I was treated to an empty hall and 45 minutes of sound-checking. So I walked home and returned an hour later to Jean Baptiste Fojeba 's waterslide-smooth Cameroon rhythms. The guitarist's three-piece band flooded the hall with stomach-tickling, pillar-vibrating bass lines and kick/snare thump. Fojeba plinked away adeptly, his repetitive riffs reverberating with the soothing French words of his assured tenor.
With its zouk bounce, Fojeba's set was more an exercise in consistency of quality than variety a polite way of saying it was good but he never changed it up much. Still, he gets respect for keeping a bunch of people dancing continuously during his set.
"I would like to invite everybody to dance with me," he announced in a rare stab at English. "I'm going to show you how to clap your hands: one, two, three one, two, three." Counterpoint to the percussion going at the time, it was a more complex beat sequence than it sounds, but the rhythm-conscious audience got it in seconds.
One spirited lady even ran out to dance directly before the charismatic Fojeba, beckoning him with a finger.
"C'est une très bien dance, madame!" he rooted.
It took much longer for Adam Solomon and Tikisa to get it together. Their sound check was brutally long: "one, two, one, two..." into the mic forever. This can be forgiven because of the grand proportions of the seven-piece ensemble, featuring Senegalese performer Tamzir Seck with a drum on his shoulder.
But once the mix was correct, they went nuts, banging out the end of the night with a jittery, yelpful pan-African sound, stepping into compas and salsa territories along the way.
NOW | MARCH 2 - 8, 2006 | VOL. 25 NO. 27
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traducteur, interprète et professeur
author: Charles Nantel
Syncrétisme étonnant entre l’Afrique et le Nouveau-Monde : Jean-Baptiste Foaleng se produit au bar spectacle du tabloïde culturel Now
Cet enseignant camerounais relayé au travail en centre d’appel bilingue pour gagner sa vie à Toronto parce qu’on lui fait remarquer que la mention « passable » sur son diplôme constitue la marque d’une insuffisance en regard des critères canadiens n’a décidément pas la rancune facile. Il suffit pour s’en convaincre d’entendre l’une des pièces du disque compact qu’il lançait le 2 septembre au journal Now : Autour des tam-tams (Exil), chanson que Jean-Baptiste Foaleng a intitulée rien moins que « Au Canada » et qui dit, licence poétique affranchissant de toute obligation d’user du subjonctif : « D’où que vous soyez, vous vous sentirez chez vous au Canada. D’où que vous venez, vous trouverez des gens de chez vous au Canada ». Voire : « Des gens de la Terre entière vivent à Ottawa, la ville politique du Canada », qui montre que Jean-Baptiste Foaleng n’a rien à envier à Michaëlle Jean au chapitre de la représentativité du Nouveau Canada et qu’il faudrait tout de suite lui attribuer une demeure aux meubles patriciens dans la capitale nationale et lui faire faire une conférence de presse où il demanderait officiellement au premier ministre Paul Martin un chaton pour sa progéniture.
Il aurait néanmoins mieux valu que Jean-Baptiste Foaleng s’abstienne de rendre hommage aux « Caraïbéens » du Canada, calque malheureux de l’anglais d’autant plus inutile que l’artiste salue tout juste avant la présence des « Antillais au Canada ». Mais cette chanson ne brille pas que par ses paroles, puisque pour la musique, Jean-Baptiste Foaleng se fait sambiste à la manière de « Sympathy for the Devil » de Jagger et Richards. Si la simplicité d’une beauté touchante et séduisante des paroles de « Au Canada » n’a rien à voir avec la sophistication extrême de l’hymne rollingstonien, la musique, elle, supporte entièrement la comparaison.
Comme Jean-Baptiste Foaleng joue presque tous les instruments figurant dans son CD – en plus d’assurer la production – on peut dire qu’il est un véritable homme-orchestre. C’est sans doute la raison pour laquelle Autour des tam-tams (Exil) est identifié comme le disque de Fojeba, nom que l’auteur compositeur se donne à lui-même. Mais au bar spectacle du Now, Fojeba faisait office de chanteur guitariste entouré du Rainbow Band, nom sans doute lié au fait que ces musiciens sont aussi pluriethniques que « Au Canada ». Musiciens au demeurant fort entreprenants, surtout les percussions, pour ne rien dire des claviers qui conféraient un aspect aérien à une musique par ailleurs bien ancrée dans la terre.
Jean-Baptiste Foaleng chante en français, en bamiléké, langue du Cameroun, et en lingala, lingua franca utilisée surtout comme langue seconde en République démocratique du Congo que l’artiste a apprise dans les assemblées religieuses qu’il fréquentait aux… Pays-Bas – son premier pays d’adoption avant d’émigrer au Canada – parmi les communautés chrétiennes d’émigrés africains. Ce n’est donc pas faute de connaître un autre pays que Jean-Baptiste Foaleng se trouve au Canada, pays qu’il est manifestement content d’habiter. S’agit-il d’audace de sa part s’il a assimilé aux Pays-Bas une langue africaine pour ensuite la chanter ou bien les langues africaines pénètrent-elles les pores de la peau des Africains où qu’ils soient ? Peut-être l’Afrique est-elle moins un continent qu’une « idée » ? Le sentiment chrétien est suffisamment fort chez Jean-Baptiste Foaleng pour qu’il s’offusquât il y a quelques mois de la sortie d’un film qui mettait en scène un Jésus homosexuel.
La voix quelque peu effacée derrière les instruments, tant en studio que in vivo, Jean-Baptiste Foaleng doit maintenant mettre au rancart son humilité et se projeter en avant. On ne pourra que mieux apprécier la fusion entre l’évocation d’une terre africaine regrettée bien que bloquée dans l’immobilisme de ses élites égoïstes et corrompues, et une terre d’accueil idéalisée sans doute à l’extrême mais qui permet au moins à tant de ressortissants de pouvoir rêver de lendemains radieux sans égard au fait que ceux-ci ne se matérialisent jamais dans la plupart des cas.
Musiques disponibles à www.cdbaby.com/cd/fojeba
Charles Nantel
traducteur, interprète et professeur
189-599 B, rue Yonge
Toronto, Ontario M4Y 1Z4 CANADA
T 416 822 9483 * F 416 822 9485
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author: Eva Simanjuntak
French speaking Cameroonian singer and songwriter, Fojeba amazes me with his original guitarist style.Hij voorziet de muziek van teksten in het Frans, Engels, Lingala (Congo) en Bamileke(Kameroen). He is great. I love him so much!!!!! He has a very good voice. His voice likes an angel.....Bravo!!!!
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author: Eva Simanjuntak
French speaking Cameroonian singer and songwriter, Fojeba amazes me with his original guitarist style.Hij voorziet de muziek van teksten in het Frans, Engels, Lingala (Congo) en Bamileke(Kameroen). He is great. I love him so much!!!!! He has a very good voice. His voice likes an angel.....Bravo!!!!
Eva Simanjuntak (INDONESIA) - eva_simanjuntak@hotmail.com
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